Plan de relance économique de l’UE : pourquoi la Pologne et la Hongrie bloquent le projet ?

Ayant été asphyxiés économiquement par la crise sanitaire liée au covid-19, les pays membres de l’Union européenne ont préparé un plan de relance pour subventionner les économies touchées. Mais l’adoption de ce vaste projet s’est heurtée au refus de deux pays membres : la Pologne et la Hongrie. Quelles sont les raisons de ce blocage ? Quelles sont les implications de ce statu quo ?

Les points qui fâchent sur ce plan de relance

Alors que ce projet a été entièrement approuvé par les eurodéputés et par tous les membres de l’organisation régionale en juillet 2020, son adoption doit encore attendre. Tous les dirigeants ne semblent pas approuver les clauses du projet. Ce plan de relance consiste à décaisser un montant de 750 milliards d’euros endossé par un budget pluriannuel (2021 – 2027) de 1074 milliards d’euros. Ce montant doit permettre de subventionner les pays membres dont l’économie est mise à terre par la crise de coronavirus.

Sauf que les règles imposées afin de bénéficier cette subvention, fâchent Varsovie et Budapest. D’après le mécanisme d’accord, l’octroi des fonds est conditionné par le respect de l’État de droit et de l’indépendance de la justice. Un mécanisme que rejettent farouchement les dirigeants polonais et hongrois qui ont toujours été accusés d’exercer un pouvoir autoritaire dans leur pays.

Quelle conséquence pour l’Union européenne ?

Afin que ce plan de relance soit mis en exécution, l’avis favorable de tous les États membres est nécessaire. En réalité, ce projet reste bénéfique pour tous les pays membres. Certes, l’Espagne et l’Italie sont les gros gagnants, mais la Pologne et la Hongrie doivent récupérer respectivement 63,8 et 16,7 milliards d’euros. Ce qui doit permettre une croissance accélérée de leur PIB. Cependant, en bloquant ainsi ce projet, Varsovie et Budapest prennent en otage les autres pays qui ont besoin de ces fonds. Certes, l’Allemagne promet de continuer les discussions, mais refuse de fléchir sur la conditionnalité de l’État de droit.

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